Nana Akumu
Aliquam lorem ante, dapibus in, viverra quis, feugiat a, tellus. Phasellus viverra nulla ut metus varius laoreet quisque rutrum. [vc_empty_space height="34px"]
Ma biographie
Découvrez mon parcours
au coeur de la rumba congolaise

Nana Akumu

NĂ©e d’une famille de 9 enfants (5 garçons et 4 filles), je suis la 6Ăšme.
Mon pĂšre, Obay Ongewu Albert (militaire), et ma mĂšre, Uyulu VĂ©ronique, ont vĂ©cu au KasaĂŻ. En 1979, lors de notre sĂ©jour Ă  Kananga, des amis de l’église nous ont choisis pour chanter au camp.

En 1972, mon pĂšre a Ă©tĂ© mutĂ© Ă  Bunia, prĂšs de sa rĂ©gion d’origine. LĂ , je ne chantais plus Ă  l’église. Pendant ma cinquiĂšme annĂ©e d’études (reprise trois fois Ă  l’AthĂ©nĂ©e de Bunia), je chantais beaucoup, j’écrivais des chansons dans mon journal de classe et Ă©coutais souvent de la musique sur un tourne-disque.

Une amie, Marie, qui ne poursuivait pas ses Ă©tudes, m’a parlĂ© d’un orchestre venant de Kisangani, dirigĂ© par Manzangi Safro, un guitariste du groupe LĂ©opard. Un jour, lors d’un concert auquel j’accompagnais mon amie, Pepe Matou a demandĂ© Ă  Marie de venir chanter. J’ai dit que je savais chanter. On m’a donnĂ© le micro pour interprĂ©ter « Ya Ghaby » trois fois, et le public a Ă©tĂ© conquis. On m’a donnĂ© beaucoup d’argent et proposĂ© de rejoindre le groupe lors des rĂ©pĂ©titions.

Un jour, je suis allĂ©e rĂ©pĂ©ter avec eux, accompagnĂ©e de Marie. Je cachais mon activitĂ© jusqu’au jour oĂč le groupe a reçu une invitation pour se produire en Ouganda Ă  l’occasion de la fĂȘte militaire organisĂ©e par Idi Amin. J’ai expliquĂ© Ă  mon pĂšre que je voulais me consacrer Ă  la musique et arrĂȘter l’école. MalgrĂ© la rĂ©ticence de ma mĂšre, qui voulait mĂȘme me battre, le patron de l’orchestre LĂ©opard, Mongali, m’a permis de partir avec eux. J’avais alors 16 ans.

AprĂšs quelques spectacles et enregistrement Ă  Kampala, Mongali ne souhaitait pas que je continue. J’ai quittĂ© le groupe avec Marie et d’autres membres comme Bijou, Pepe et Kopela. Nous avons recrutĂ© un autre soliste et poursuivi notre chemin. 

À cette pĂ©riode, nous avons rencontrĂ© Mustapha, un cousin d’Idi Amin, alors que nous cherchions du travail.

Nous avons rejoint le groupe Chama Chama. AprĂšs un an de collaboration, nous avons Ă©tĂ© recrutĂ©s par Baba Ilunga Wa Ilunga (Gaston), qui nous a emmenĂ©s Ă  Nairobi. LĂ , j’ai enregistrĂ© ma premiĂšre chanson, « Iyolela », en 1977. Un an plus tard, nous avons formĂ© notre propre groupe, Pepelepe Bana Ekanga.

Le ministre du Kenya m’a invitĂ©e Ă  chanter en SuĂšde, mais je ne pouvais pas accepter car mon pĂšre Ă©tait gravement malade. Je suis retournĂ©e Ă  Bunia, puis Ă  Kinshasa, oĂč j’ai rencontrĂ© Vieux Dieudos. Il m’a invitĂ©e Ă  rejoindre l’orchestre Tiers Monde CoopĂ©ration (avec des artistes tels que Sam Mangwana, Ndombe Opetum, Joe Mpoyi, et Diato Lukoki). Nous avons enregistrĂ© Ă  Brazzaville, mais le groupe s’est dissous entre 1984 et 1986. La plupart des membres sont partis rejoindre OK Jazz, sauf moi.

Papa Bokelo Isenge m’a alors approchĂ©e pour un projet d’album intitulé Mbonda Africa. Je vivais chez lui quand Diato Lukoki est venu me chercher pour intĂ©grer l’orchestre de Franco. Bien que Jolie Detta y chantait dĂ©jĂ , Franco voulait que je reprenne ses chansons pour une tournĂ©e europĂ©enne. MalgrĂ© ma grossesse (mon deuxiĂšme enfant), il a insistĂ© pour m’engager. Ce n’est qu’un an aprĂšs mon accouchement que j’ai pu commencer Ă  travailler. Pendant ce temps, Lokombe a recrutĂ© Baniel. Franco a finalement acceptĂ© que nous intĂ©grions toutes les deux OK Jazz.